Expositions · Paris

Centre Pompidou

Musée national d'art moderne · 2015 – 2017

Mai 2015 – mai 2017

Nouvelle présentation des collections modernes

À la suite de leur exposition au FRAC Centre, le Musée national d’art moderne (MNAM) présente les projets urbanistiques et architecturaux de Marino di Teana conçus dans les années 50, au cours de l’exposition :

Le Centre Pompidou valorise un ensemble de 7000 œuvres signées par des artistes nés avant 1920. Marino di Teana en fait partie. Cet ensemble montre les mouvements artistiques qui ont marqué l’histoire de l’art moderne comme le dadaïsme, le Bauhaus, l’expressionisme ou le cubisme.

Cette « collection moderne » est composée des les œuvres des artistes comme Juan Gris, Henri Matisse, Sonia Delaunay, Vassili Kandinsky, Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, qui côtoient celles de Jean Dubuffet, Jackson Pollock ou encore Marino di Teana qui a été sélectionné parmi ces artistes pour cette première exposition.

En effet, les œuvres de la collection moderne  sont présentées en fonction de différents thèmes, ce qui permet de faire des expositions variées et vivantes dans le temps. Pour cette première exposition nommée « Nouvelle présentation des collections modernes », le thème choisi est « Une histoire : art, architecture, design des années 1980 à nos jours ». Dans ce cadre, Marino di Teana y a tout à fait sa place, et tous les tableaux qui ont été acquis par le musée dans les années 80 ont été exposés.

Une sculpture d'Alberto Giacometti à côté des tableaux de Marino Di Teana

« Nouvelle présentation des collections modernes (1905-1965) »
Mai 2015 – mai 2017
Musée, niveau 5, Centre Pompidou, Paris

Années 1950

Les villes-sculptures

Le tableau original des Villes-sculptures, reliées entre elles par des voies rapides. Nous sommes dans les années d'après-guerre, une époque où il fallait tout reconstruire.
La Ville utopique, créée en 1958
Le même dessin réalisé à l'encre de Chine, qui a servi pour de nombreuses invitations ou documents de présentation de l'artiste
Le tableau prêté par le FRAC Centre qui l'avait acquis dans les années 2000.
Le tableau de l'Urbanisation en spirale et les carrefours sans feux rouges.

Souvenir

La dernière rencontre avec Alberto Giacometti

Pour l’anecdote, le destin aidant, des sculptures d’Alberto Giacometti étaient exposées à côté des tableaux de Marino di Teana.

Pour rappel, Giacometti et Marino di Teana ont travaillé ensemble dans le cadre du projet d’une sculpture monumentale pour St Gobain, et, Italiens tous les deux, ils étaient amis proches.

Marino m’avait raconté ce souvenir : la dernière fois qu’il a vu Giacometti, il a été surpris et lui a dit :

– Ma Alberto, ma cosa fai ? siete diventati come le tue sculture !? (Mais Alberto que t’arrive-t-il ? tu es devenu comme tes sculptures !?)

Alberto lui répondant :

–  » Marino, sono troppo stanco, vieni a casa mia questa settimana, per favore, devo vederti. » (Marino, je suis trop fatigué, viens chez moi cette semaine s’il te plaît,  je dois te voir)

Malheureusement c’était trop tard. Quand Marino est venu le voir, Alberto était parti, il ne verra plus jamais son ami.

Ils sont maintenant ensemble au musée.

Ma Alberto, ma cosa fai ? siete diventati come le tue sculture ?

(Mais Alberto, tu fais quoi ? Dans quel état tu es… tu es devenu comme tes sculptures !)

La remarque humoristique de Marino Di Teana quand il voit son ami Alberto Giacometti, fin 1965. Ce sera la dernière fois.

Une consécration

Les villes-sculptures entrent au musée

Marie-Ange Brayer, Frédéric Migayrou, Olivier Cinqualbre et le directeur du musée et commissaire de l’exposition Bernard Blistène sont principalement à l’origine du choix d’exposer le travail de Marino di Teana, consécration pour cette forme artistique d’architecture-urbanisme qui n’est pas aussi utopique qu’on pourrait le penser.  Quand on observe les grandes métropoles actuelles du monde, il est indéniable que les villes sculptures de Marino di Teana étaient réalisables. Elles le sont encore aujourd’hui.

Vue globale d'une partie de l'exposition, avec le tableau des villes utopiques dans l'axe central de la salle.
Panneau explicatif de l'exposition « Nouvelle présentation des collections modernes »
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